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Ligue Communiste des Travailleurs

Section belge de la Ligue Internationale des Travailleurs -
Quatrième Internationale (LIT-QI)

« L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. » K. Marx

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SENEGAL : L'étincelle manquait pour que le feu s'allume

Le mois de mars a commencé avec un pays en plus pour dire haut et fort : cette crise capitaliste mondiale, ses conséquences et la pandémie sont insupportables. Au Sénégal, les travailleurs, les jeunes et les pauvres sont descendus dans la rue pour dire basta. La presse grand public affirme que c'est à cause de l'arrestation du leader de l'opposition Ousmane Sonko. Nous pensons que l'affaire Sonko n'a été qu'une étincelle qui a ravivé le feu des luttes sociales.


La République Démocratique du Congo, alias Congo Kinshasa, possède et exploite une gigantesque réserve minérale composée de cobalt, de coltan, d’or, de cuivre et d’uranium ; elle possède également l'une des plus grandes réserves forestières de la planète. On peut dire que c'est un pays riche. D'autre part, le chômage, la pauvreté et la faim font de ce Congo l'un des pires pays au monde pour y vivre. Cette immense contradiction est possible à cause de la présence de milices qui tuent quotidiennement en toute impunité : les troupes de l'ONU, connues sous le nom de Monusco, qui sont les complices directs de la violence ; celles de gouvernements dictatoriaux successifs comme l’actuel de Félix Tshisekedi, qui impose l'état de siège dans les zones de plus grand conflit, criminalise les luttes sociales et n'autorise même pas la musique contestataire.

Le capital financier impérialiste en Afrique

Surexploitation de la classe ouvrière et vol de richesses naturelles

Dans le texte fondateur « La gravité d'une possible nouvelle récession mondiale », publié par le magazine Marxismo Vivo numéro 15, l'auteur, Eduardo Almeida, fait une déclaration importante : « Le capital financier contrôle le monde à un niveau plus élevé que celui décrit par Lénine lorsqu'il le définissait comme l'une des caractéristiques centrales de l'impérialisme »1. Bien que la déclaration nous semble correcte, nous avons décidé d'enquêter sur ce processus sur le continent africain et de voir si cette déclaration s'applique ou non. En plus de chercher à comprendre et interpréter le capital financier en Afrique, nous voulons également discuter de la façon de sortir de cette situation. Comment rompre avec l'impérialisme et comment lutter pour la deuxième indépendance.


Par : Yves Mwana Mayas et Cesar Neto – mars 2020

le 6 juin 2020

Sebastian RomeroPour une nouvelle indépendance ! Pour un Congo indépendant et souverain !

Il y a 60 ans, la Belgique a tout fait pour canaliser le pro­cessus, devenu incontour­nable, de l'indépendance politique et éviter de remettre en question la colonisation économique. Mais pour Lumumba, il s'agissait de « mettre fin à l’humiliant escla­vage qui nous était imposé par la force », ce qui a été acquis par une lutte du peuple congolais qui « fut de larmes, de feu et de sang, et dont nous sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable ».

AFRIQUE DU SUD : crise économique et nouvelles vagues de xénophobie !

Il y a une coïncidence entre crise économique et xénophobie en Afrique du sud.
En 2008, au pic de la crise financière internationale, une vague d'attaques xénophobes a causé 42 morts, des centaines de blessés et poussée près de 2500 personnes à quitter leurs milieux.
En 2019, à l'approche d'un nouveau cycle de crise économique, alors que l'économie sud-africaine montre tous les indices de crise, il y a de nouvelles attaques xénophobes.