Ligue Communiste des Travailleurs
Section belge de la Ligue Internationale des Travailleurs -
Quatrième Internationale (LIT-QI)
« L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. » K. Marx
-Nederlandse versie hieronder-
Le 30 mai dernier, Sebastián Romero, ouvrier et militant politique, a été emprisonné en Uruguay, après deux ans de persécutions par le gouvernement et la police argentins. Sebastián, ex-délégué de Général Motors et militant du PSTU, est persécuté politiquement pour avoir participé, avec des milliers de travailleurs, à la manifestation contre la réforme des pensions, qui a signifié une diminution brutale des revenus des pensionnés. Cette manifestation a été sauvagement réprimée par la police argentine et, avec d’autre, Sebastián a participé à la défense de celle—ci.
A travers la personne de Sebastián, le gouvernement argentin d'alors de Mauricio Macri, a tenté de diaboliser la mobilisation populaire légitime. Ainsi, pour s’être mobilisé pour défendre les retraités, Sébastien n'a pas vu sa famille depuis 29 mois, ni ses amis, ni ses collègues de General Motors ou ses camarades du PSTU. C’est pour la même raison que son camarade, Daniel Ruiz, a été injustement détenu pendant 13 mois à la prison de haute sécurité de Marcos Paz.
Lire la suite : Pétition pour la libération immédiate de Sébastián Romero!
Éditorial du numéro de En Lutte de mai 2020
Partout dans le monde c’est la même logique : faire tourner l’économie pour faire le plus possible de profit, en mettant la santé et la vie des travailleurs en danger. Le résultat se compte en dizaine de milliers de morts. Mais partout la classe ouvrière réagit et impose les mesures de sécurité par des actions et des grèves. Les chauffeurs de la STIB sont chez nous un formidable exemple de responsabilité et de combativité de notre classe face à la pandémie.
Le 16 mai 2020
Nous avons demandé à un travailleur chez bpost comment se déroule le travail dans cette période de pandémie.
EL : Peux-tu nous expliquer quelle est la situation dans le centre de tri où tu travailles actuellement ?
Tout d’abord je vais faire un petit rappel de la situation avant la crise. C’est important pour bien comprendre notre situation actuelle. Bpost est une société anonyme de droit public, dont l'État possède 51 % des actions. Elle a deux grands secteurs d'activité : à part le traitement du courrier postal, elle gère un réseau de bureaux de poste qui, outre les produits postaux, commercialise des produits financiers et d'assurance de sociétés filiales.
Lire la suite : Interview: "nous devons nous organiser face à la direction esclavagiste de Bpost"
Au lendemain de la conférence de presse du conseil de sécurité du 24 avril, nous avons demandé à Hassan Elka, délégué Fgtb à l’usine de fromage Vache Bleue, de revenir sur la dernière période dans l’usine et sur les actions qu’ils ont dû mener pour garantir la sécurité et les droits des travailleurs.
Lire la suite : Témoignage d'un délégué: " Redoublons de vigilance ! "
10 mai 2020
En octobre 2019, le peuple chilien s'est soulevé contre les mesures d'austérité mises en œuvre par le régime de Sebastián Piñera. Depuis lors, la mobilisation n'a fait que se développer, sous un mot d'ordre crié en masse : Piñera, dégage ! Et une répression sanglante s'est mise en place, avec des milliers de prisonniers politiques, dans des conditions qui maintenant les condamnent à mort par infection de Coronavirus.
Entre tant, les relations entre le gouvernement belge et le Chili sont excellentes. Rien n’a été dit sur la répression. Le business continue. Circulez, il n’y a rien à voir. En effet, cela gâcherait un peu les importants bénéfices faits par la bourgeoisie belge.
Documentaire dans lequel 8 leaders ouvriers, paysans, de luttes sociales et dirigeants révolutionnaires sont interviewés sur leurs lieux de combat. Ces hommes et ces femmes discutent du sens que la Révolution russe a pour eux.
Diego Bossi (travailleur chez Pirelli)
Partito di Alternativa Comunista,
la section italienne de la LIT-QI
Nous, les travailleurs, nous l’avons toujours su : tous ceux qui parlent à tort et à travers de notre travail, qui décident de ce qui est sûr et de ce qui ne l’est pas, et qui déterminent les règles et les méthodes de nos tâches, sont ceux qui n’ont jamais fait notre travail et, surtout, qui ne l’ont jamais compris. Cela aurait-il pu être différent pendant les mois dramatiques du coronavirus ? Face à la tragédie de dizaines de milliers de victimes dans le monde, cette règle, non écrite mais connue de longue date par les travailleurs, pourrait-elle cesser d’être valable ? Absolument pas. Au contraire : pour sceller l’incompétence, la déconnexion de la réalité et le refus total de toutes les évidences les plus élémentaires, les sceaux de la république bourgeoise, les lettres avec entête de sièges importants et les annexes des patrons, de leur gouvernement et des directions syndicales complices ne manquent pas. La condamnation à mort de milliers de femmes et d’hommes est sanctionnée à coups de décrets annoncés dans les médias, de mémorandums d’intention, d’accords et d’ordonnances.
Lire la suite : Italie : Le virus et le travail dans les usines qui ne ferment pas
Ligue Internationale des Travailleurs - LIT-QI
Des centaines de milliers de morts, des dizaines de millions de personnes infectées par le coronavirus. Des centaines de millions de chômeurs à cause de la récession mondiale. Les travailleurs subissent actuellement l'une des plus grandes attaques de l'histoire.
Ce n'est pas par hasard, et cela ne vient pas de la nature. C'est le capitalisme qui tue par le Covid-19. Le capitalisme détruit la nature, amène la faim, la misère et le chômage avec ses crises économiques.
La réalité vécue dans les quartiers pauvres ressemble aux conséquences d'une guerre. La mort hante silencieusement les maisons des travailleurs. La faim se propage rapidement dans les quartiers populaires. Un génocide brutal est en train de s'opérer.
Le 1er mai n'a jamais été un jour de fraternisation entre les travailleurs et la bourgeoisie. Ce fut toujours un jour de lutte, qui fait partie de la mémoire du mouvement syndical mondial pour la mort d'ouvriers lors d'une grève aux États-Unis en 1886. En ce 1er mai, il ne sera pas possible de se rassembler dans la rue, en raison du risque de contagion. Mais notre cri de guerre contre le capital n’en sera pas moindre : nous voulons appeler les travailleurs du monde entier à se révolter contre le capitalisme.
Lire la suite : 1er mai : le capitalisme tue ! Mort au capitalisme !