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Manifeste de la Coordination Européenne de la LIT-QI
Contre la guerre sociale de l'UE et des gouvernements de la troïka
A bas les coupes budgétaires et les réformes du code du travail ! Pas un euro de plus pour les banquiers ! Aucun paiement de la dette publique aux banquiers ! Pour un plan de sauvetage des travailleurs et du peuple ! Pour une réponse européenne unifiée à la guerre sociale !
Les gouvernements européens ont déclaré une guerre sociale ouverte aux travailleurs, aux jeunes et aux secteurs populaires de tout le continent, afin d'imposer un recul historique. Cette guerre sociale se concentre avec une particulière virulence dans la périphérie de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne et Italie) et implique pleinement l'UE et l'euro, les instruments politiques et économiques développés par l'impérialisme européen au service des banques et des grandes entreprises. Cette guerre sociale est la réponse du capitalisme européen à la crise capitaliste qui a débuté en 2007, une crise qui ne peut être comparée qu’à la Grande Dépression, et qui a aujourd'hui son épicentre en Europe.
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 Le modèle chinois mis a mal par la crise et la montée ouvrière
Il y a un peu plus trente ans, la bureaucratie de ce qu'était alors l'Etat ouvrier chinois commença la mise en œuvre du « capitalisme à caractéristiques chinoises ». Deng Xiaoping y instaura « les quatre modernisations », après une lutte interne acharnée contre l'aile de la bureaucratie connue péjorativement sous le nom de « Ganga des Quatre ». Ce dernier se revendiquait alors comme héritière des idéaux maoïstes et de la continuité de la Révolution Culturelle. Ce fut le signal de l'ouverture aux capitaux étrangers, de la privatisation des entreprises d'Etat et de l'introduction des mécanismes du marché dans l'économie. En d'autres termes, ce fut la restauration capitaliste dans un Etat ouvrier qui avait rendu possible des avancées incroyables, malgré les politiques désastreuses imposées par Mao, pour une population largement paysanne en état de misère constante, ainsi que pour la classe ouvrière. D'autre part, il n'y eut aucun changement dans le maintien draconien d'une dictature, aujourd’hui bourgeoise, basée sur l'Armée du Peuple et le système de parti unique, le Parti Communiste Chinois (PCC). Ainsi, en 1989, un processus révolutionnaire qui exigeait des libertés démocratiques, la fin de la corruption et des syndicats libres, termina dans un bain de sang sur la place Tian’anmen. C'est une honte pour tous les révolutionnaires que cette dictature au service du capital continue à s'appeler « communiste », dirigeant un « socialisme de marché », foulant aux pieds notre bannière socialiste. |
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Syrie
La guerre civile marque les étapes de la révolution
Ronald León
C'est un fait. Dans le cadre du processus révolutionnaire impressionnant qui secoue l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, la lutte des classes en Syrie a atteint son apogée : la guerre civile. |
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A
bas le diktat de l’Union européenne !
Lire
aussi, dans Presse Internationale nr.84 :
Y
a-t-il une solution à la crise de la dette, dans le cadre de l'UE et
de l'euro ?
Le
jeudi 5 janvier, le Commissaire européen Olli Rehn envoya une lettre
au gouvernement Di Rupo qui lui imposait d’adopter des coupes de
1,2 à 2 milliards d’euros dans le budget 2012, exigeant une
réponse « au plus tard pour lundi matin »
(9
janvier). Le lendemain, le gouvernement gela des dépenses publiques
pour le montant requis. Le « socialiste » à la tête
du
gouvernement se limite à regretter la crise, causée par « la
cupidité d’une partie du monde de la finance ».[1]
Et aux militants de la CGSP qui dénoncent les
« mesures
antisociales du gouvernement », il exhorte à « ne
pas
dire de choses excessives, au risque de conduire les citoyens vers
l’abime ».[2]
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La
grève des accompagnateurs de train de Bruxelles
Le
1er février, les accompagnateurs du dépôt de
Bruxelles-Midi sont partis en grève spontanée, à une très large
majorité. Ils s’opposaient à la suppression de la permanence de
leur CAT (Centre Accompagnement de Train). Pour la Direction, il
s’agissait de la phase 0 (phase test) du processus de
restructuration et de concentration des permanences de l’ensemble
du pays. Conséquence évidente de la diminution drastique de la
dotation allouée au chemin de fer dans l’Accord de gouvernement,
leur objectif annoncé est de supprimer 17 ETP (équivalent temps
plein) et de réaliser une économie d’un million d’euros par
an.
Si le mouvement n’a pas permis jusqu’à présent de
récupérer la permanence, il a renforcé la collectivité des
accompagnateurs et a remis la lutte syndicale au premier plan.
Voici
une interview d’un membre du personnel roulant.
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