logo-IV-LCT.jpg

Ligue Communiste des Travailleurs

Section belge de la Ligue Internationale des Travailleurs -
Quatrième Internationale (LIT-QI)

« L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. » K. Marx

Newsletter

Depuis 2 mois les travailleurs de Delhaize luttent contre le plan de la direction de franchiser le reste de ses magasins, car cela veut dire une détérioration de leurs conditions de travail avec des CCT différentes et ainsi une division des travailleurs. De plus, le droit de grève est directement attaqué par la police qui dégage les piquets ainsi que par la justice belge, saisie par Delhaize, et qui a condamné les piquets pourtant tout à fait justifiés et légaux.

Selon les communiqués syndicaux au lendemain de la grève, il s’agirait d’une victoire: la grève, « largement suivie », aurait été un « succès ». Mais au final, à part de petites mesures, nous n’avons rien gagné qui change réellement notre quotidien. Si c’était le cas, cela devrait avoir fait changer l’orientation du gouvernement. S’il n’y a pas eu d’impact significatif, c’est parce que, comme le dit la presse, le pays était « au ralenti », pas à l’arrêt. Les transports publics fonctionnaient grâce au service minimum et de nombreuses entreprises tournaient au ralenti, mais profitaient de la peur des travailleurs de perdre leur emploi pour assurer la production.

L’augmentation des prix de l’énergie et de tous les autres produits nous montre que nous sommes toujours en pleine crise économique, aggravée par l’impact de la guerre actuelle en Ukraine. La pandémie de Covid-19, même si elle ne se manifeste plus tellement, grâce au fort taux de vaccination, n’est malheureusement toujours pas finie. Dans ce contexte, ce premier Mai, jour international de lutte des travailleurs, nous devons plus que jamais nous faire entendre pour dénoncer les réels responsables, la bourgeoisie et ses patrons et actionnaires, qui imposent le système capitaliste et l’exploitation toujours plus grande de notre classe.

Jeudi 10 février dernier le monde enseignant wallon manifestait à Bruxelles. Quelques 10 000 travailleurs et représentants, enseignants.es, personnels administratifs et ouvriers en colère, venus de tout le sud du pays, battirent le pavé de la capitale quatre heures durant, sous la pluie. Étaient également présents des délégations d'enseignants venus de Flandre, en solidarité. Au moins autant d'enseignants qui n'avaient pas fait le déplacement s'étaient déclaré en grève, suivant le préavis déposé en front commun par les trois organisations syndicales. Un front commun qui trahit une lassitude et une exaspération qui ne peut plus se contenir dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Malgré la bonne humeur générale dans le cortège, constitué de groupes parfois importants de collègues, dont certains faisaient leur première manif, les témoignages recueillis ne laissent la place à aucun doute : le ras-le-bol est général. Télécharger le Tract 


Bpost : une exploitation sauvage des travailleurs.

-Nederlandse versie hieronder-

56.000 euros par mois. Non ce n’est pas le montant du dernier jeu à gratter de la Loterie nationale, c’est ce que gagne le nouveau patron de bpost. Cette somme, la même que pour son prédécesseur, ne représente qu’une toute petite fraction de ce que les actionnaires de bpost empochent grâce au travail de tous ses travailleurs, dont beaucoup ne sont payés que 1200 euros par mois.