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Ligue Communiste des Travailleurs

Section belge de la Ligue Internationale des Travailleurs -
Quatrième Internationale (LIT-QI)

« L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. » K. Marx

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Pour l'annulation du Mémorandum et la suspension immédiate du paiement de la dette !

La situation politique en Grèce a attiré l'attention du monde pendant des semaines. Le résultat des élections législatives, décisif pour la formation du gouvernement, a tenu en haleine toutes les puissances impérialistes, en particulier les forces conservatrices et réactionnaires de l'Europe du capital.

Contre la troïka et ses plans d'austérité

Pour un front qui prépare un gouvernement de gauche, rejette le mémorandum et mette sur pied un plan de sauvetage des travailleurs et du peuple

Les résultats des élections du 6 mai en Grèce reflètent le rejet massif du peuple grec aux constants « programmes d'ajustement » imposés par la Troïka (UE-BCE-FMI). Les élections ont confirmé la chute du gouvernement de Luca Papademos, l'ancien chef de la BCE que la Troïka avait imposée sans appeler le peuple aux urnes.

Lire une déclaration de la LIT-QI

La crise grecque approfondit la crise de l'Europe du capital

Cela a couté cher à Papandréou de prendre des allures « démocratiques ». Dans une escalade d'évènements, après son intention à la fois fausse et contestée de soumettre le deuxième plan brutal de « sauvetage » de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) à un référendum populaire, la nouvelle réalité est que le chef de gouvernement lié au PASOK social-démocrate a dû s'en aller et que la Grèce a désormais un nouveau Premier ministre.

Avec le peuple grec contre le « plan de sauvetage » !
L'Union européenne est l'Europe du capital et de la crise !

Papandréou, le contremaître de la Troïka (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI), qui en moins de deux ans a soumis le peuple grec à cinq plans successifs d'ajustement, chacun d'eux plus brutal que le précédent, a annoncé le 2 novembre un référendum sur le deuxième « plan de sauvetage » de la Grèce, adopté quelques jours plus tôt lors du sommet européen de fin d'octobre.

La révision à la baisse de la qualification internationale de la dette publique grecque en décembre dernier a été le signal pour le déclenchement d'une grande vague spéculative, qui a laissé la Grèce en état de choc et a provoqué la panique au sein de l'Union européenne (UE). Le problème était que la Grèce devait refinancer 53 milliards d’euros de dette en 2010, mais ne pouvait déjà pas le faire et allait entrer en cessation de paiements. Au début de 2009, ce fut l'Irlande qui était sur le point de tomber dans le « default », bien qu'on soit finalement parvenu à l'éviter. Maintenant c'était le tour de la Grèce, mais cette fois, on n'a pas pu contenir la crise et le « sauvetage » est devenu inévitable. Onze ans après l'implantation de l'euro, la Grèce a ainsi ouvert la première grande crise de la zone euro et est devenue la tête de file de la crise profonde qui bouleverse l'UE.